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-3°
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Les Spectacles de la Foire.
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une pièce, dont il eft l'auteur, fans en avoir prévenu fon directeur et fans avoir eu l'agrément de M. Lenoir (i). Pourquoi nous l'avons envoyé au For-l'Évêquc.
{Archiva des Comm., n" 502..)
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V
L'an 1782, le famedi 2 mars, une heure de relevée, en l'hôtel et par-devant nous Benjamin Bourderelle, etc., eft comparu fleur Pierre-Jofeph Henry, confeiller du Roi, infpecteiir de police : Lequel nous a dit qu'en vertu de l'ordre du Roi dont il eft porteur, il vient d'arrêter une particulière rue du Temple, au coin du boulevard, diftribuant publiquement une brochure ayant pour titre : le Dèfœuvrè, ou VEfpion du boulevard du Temple, imprimée à Londres fans nom d'auteur ni d'imprimeur ; laquelle particulière il a arrêtée à l'aide de Ia garde, commandée par le fleur Bocquin, fergent, au-devant de l'échoppe qu'elle occupe fufdite rue, au coin du boulevard, et qu'il a conduit ladite particulière par-devant nous pour être ordonné ce qu'il appartiendroit.
Sur quoi nous commiffaire, etc., avons procédé à l'interrogatoire de ladite particulière ainfî qu'il fuit :
Premièrement avons enquis la particulière arrêtée de fés nom, âge, qualité, pays et demeure ? l
Elle nous a dit, après ferment par elle fait de dire vérité, fe nommer Claudine Céfarine, âgée de 27 ans, native de Paris, veuve de Jean-Jofeph Henri, marchand de livres, demeurante rue de Lancry, maifon du fleur Labady, peintre, où elle occupe deux chambres au deuxième étage fur le devant. ■ A elle demandé fi elle n'a pas expofé en vente cejourd'hui à l'échoppe qu'elle occupe rue du Temple, au coin du boulevard, fous le balcon dc Mm- de l'Hôpital, des brochures intitulées : le Déf oeuvré, ou VEfpion du boulevard du Temple, imprimées à Londres l'année dernière fans nom d'auteur ni permiffion ?
A répondu1 qu'il eft bien vrai qu'elle a expofé en vente ledit ouvrage ce matin, non pas publiquement, mais au contraire fecrètement.
A elle demandé fi quelqu'un ne s'eft pas préfenté ce matin pour acheter ledit ouvrage, combien. elle a voulu le vendre et fi elle en a effectivement vendu î
A répondu que Ies nommés Bordier et Picardeaux, acteurs du fpectacle d'Audinot, fe font préfentés à elle ce matin pour acheter ledit ouvrage et lui ont demandé combien elle vouloit le vendre, à quoi elle leur a dit qu'elle vouloit le vendre trois livres.
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(1) On jouait ce soir-là à l'Ambigu-Comique, pour ta réouverture du théâtre au boulevard aprés la foire Saint-Laurent, la lr* représentation dc : la Pomme, un le Prix ae la beauté, mélodrame dc Mayeur, précédé du Goutteux, pièce cn deux actes.
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